Description  1

La crise sanitaire et économique a confiné les Français et bouleversé leurs modes de mobilité. Quelle sera leur évolution dans un mode post Covid-19 ? AAA Data, expert de la donnée augmentée, a fait appel à OpinionWay pour réaliser un sondage pour recueillir le sentiment des Français (sur un échantillon représentatif de plus de 1129 personnes) sur leur mobilité en cette période de déconfinement. Les résultats sont sans appel.

La voiture, le moyen de transport plébiscité par les Français pour tous leurs déplacements

Suite à la crise sanitaire, la voiture individuelle reste le moyen de transport préféré des Français, à une écrasante majorité, aussi bien pour les trajets du quotidien (68%) que les trajets plus longs (74%) même si 78% d’entre eux estiment qu’il faut réduire les déplacements de manière générale.

Contre toute attente, la voiture est également le moyen de transport privilégié en majorité par les 18-24 ans (51%), chiffre le plus bas selon les tranches d’âge.

Les Français vont privilégier le transport individuel motorisé au moment du déconfinement. Il représente ainsi 70% des trajets quotidiens devant le transport individuel non motorisé (13%) et les transports en commun (10%).

Le vélo tire également son épingle du jeu avec 8% devant le bus (4%) et le métro (4%) et ce, dans un environnement principalement urbain

Le train arrive en seconde position des trajets plus longs avec 17% devant l’avion (4%) et le bus longue distance (2%).

Une autre mobilité est souhaitée, surtout par les plus jeunes, et également par les Seniors.

Les Français souhaiteraient que la mobilité et ses infrastructures soient repensées pour répondre aux exigences sanitaires tout en donnant à la voiture une place importante.

62% des personnes interrogées estiment que la crise sanitaire favorise le retour en grâce de la voiture lorsque 35% considèrent qu’elle permettra de développer une mobilité conciliant impératifs sanitaires et sobriété énergétique. Cette crise semble donc être l’occasion de transformer la mobilité avec de nouvelles exigences sanitaires, notamment en matière de distanciation sociale.

Cela est corroboré par les différences entre les classes d’âges : les plus âgés (à partir de 50 ans) sont particulièrement friands du déplacement en voiture (67%) et chez les seniors, 63% sont en faveur de la voiture. Les plus jeunes (18-24 ans), souvent considérés à tort comme anti-voiture, sont tout de même une majorité (51%) à préférer la voiture pour leurs déplacements. Ils sont aussi plus nombreux à voir la crise comme une occasion de repenser la mobilité : 42% chez les 18-24 ans VS 34% chez les + de 50 ans.

Il semblerait donc que plus les Français sont âgés, plus ils pensent que la voiture va être favorisée. Plus ils sont jeunes, plus ils pensent que les nouvelles pratiques vont donner lieu à une nouvelle forme de mobilité.

La voiture reste aux yeux des Français le moyen de transport le plus sûr en matière de sécurité sanitaire (85%) suivie du deux-roues (80%).

Cependant, des disparités géographiques demeurent :

Pour les trajets du quotidien, 43% des franciliens pensent utiliser la voiture après le confinement VS 88% dans les communes rurales.
Pour les trajets plus longs, 55% opteront pour la voiture en région parisienne VS 88% en commune rurale.
Sans grande surprise, 31% opteront pour les transports en commun en région parisienne et 3% seulement dans les communes rurales.

L’environnement challenge également la mobilité

La prise en compte de critères environnementaux est de plus en plus prégnante dans l’esprit des Français. La pollution, qui a fortement baissé durant la crise, met en question les modes de consommation.

48% des Français déclarent prendre en compte les critères environnementaux lors de leur prochain achat de véhicule. Cependant, les Français semblent moins concernés par ces critères lors de la location d’un véhicule (21%) qui peut être jugée comme moins engageante.

Des intentions d’achat en berne en raison d’un certain attentisme face à la crise économique

La voiture arrive en tête des prochaines intentions d’achat : 39% des sondés comptent acheter un véhicule VS 11% des deux-roues (dont 17% de voitures neuves VS 6% de deux-roues neufs) ce qui peut laisser présager une année noire pour les constructeurs automobiles.
Pour autant, le marché de l’occasion résiste : 57% des automobilistes opteraient pour l’achat d’un véhicule d’occasion (52% de neuf et 29% d’occasion récente pour les deux-roues). Côté deux-roues : 34% des acheteurs ont entre 18 et 34 ans, contre seulement 14% de 50 ans et +. Ils représentent 16% de la population en région parisienne et 5% dans les communes rurales.

Méthodologie

Sondage réalisé par Opinionway pour AAA DATA du 8 au 10 mai 2020 auprès d’un échantillon de 1129 personnes repre?sentatif de la population franc?aise a?ge?e de 18 ans et plus.

Laisser votre commentaire