Description 2

Créée en 1989, l’association Delphis regroupe à ce jour 22 entreprises sociales de l’habitat gérant plus de 280 000 logements sociaux collectifs et individuels dans 9 régions.

Pouvez-vous nous présenter Delphis?

Delphis est une association qui regroupe 22 ESH (société anonyme d’hlm) et effectue pour leur compte de la recherche et du développement. Nous travaillons ainsi sur plusieurs thématiques, dont le maintien à domicile.

Nous avons, notamment, développé un label qui s’appelle Habitat Senior Services, qui est mis à disposition de nos membres, mais aussi auprès de l’ensemble des acteurs du secteur HLM qui souhaitent le mettre en œuvre.

L’objectif de Delphis est de trouver des solutions innovantes pour les bailleurs sociaux et d’améliorer leur fonctionnement.

Pourquoi avoir développé ce label ?

Nous avons développé ce label, car il s’agissait d’une demande de nos membres et parce qu’il y a dans le secteur HLM une proportion plus importante de Seniors que dans d’autres secteurs. Donc, les bailleurs sociaux sont confrontés à la problématique de l’adaptation des logements depuis bien longtemps. Ainsi, nos membres ont missionné Delphis pour trouver une solution.

À l’heure actuelle, il y a 42 organismes HLM sur le territoire qui le mettent en oeuvre.

Quel est le contenu de votre label ?

Le label est constitué de deux volets principaux.

Le premier avec des adaptations techniques pour prévenir les chutes. Ces adaptations sont mises en place dans les logements, dans les parties communes des bâtiments et aux abords des résidences.

Le deuxième concerne les services. Le bailleur social va apporter des services à ses locataires Seniors et il va aussi développer des partenariats, pour éventuellement, fournir des services complémentaires. Par exemple, certains bailleurs ont conclu des partenariats afin de proposer de la téléassistance, du petit bricolage…

Quel est le processus de labellisation ?

Tout d’abord, ce ne sont pas les résidences qui sont labellisées, mais l’organisme lui-même car nous validons l’ensemble de sa démarche. Pour obtenir la labellisation, le bailleur doit avoir adapté, au moins, 0,5% de son patrimoine. Il doit aussi avoir mis en place, une procédure de traçabilité des logements adaptés afin d’être en capacité de les attribuer et surtout de les ré-attribuer à des locataires Seniors.

Dans un premier temps, le bailleur va analyser et repérer son patrimoine qui bénéfice d’un bon environnement de services tels que les commerces de proximité, un accès aux soins, une desserte en transports, etc. A priori, il n’ira pas adapter des logements qui sont totalement isolés.

Dans un deuxième temps, il va regarder l’état du bâti. Si, par exemple, des résidences sont totalement inadaptables avec des marches à l’entrée, un positionnement en haut d’une colline, elles ne sont pas prises en compte pour la démarche. Le bailleur va retenir le patrimoine, soit qui est déjà adapté, soit qui est adaptable.

Dans un troisième temps, il va déterminer ses priorités d’adaptation en définissant quelle typologie de logements, il souhaite adapter. En général, il s’agit de T2 ou T3 en rez-de-chaussée ou en étage, sachant que le label permet d’aller jusqu’au deuxième étage sans ascenseur.

Une fois l’ensemble de ces actions réalisées, le bailleur va évaluer le nombre de logements de son patrimoine qui entrent en cohérence avec ces critères et effectuera des travaux d’adaptation selon la programmation retenue.. D’une façon générale, il n’adaptera pas un appartement de 4 pièces au 4e étage sans ascenseur, même s’il est occupé par une personne âgée. Cela n’aurait pas de sens en termes de gestion patrimoniale et de maintien à domicile de la personne âgée. Par contre, le bailleur proposer à ce locataire âgé, un autre logement qui réponde à ses besoins.

Pouvez-vous nous donner des exemples d’adaptations techniques ?

Le label a été conçu à la suite d’une enquête de besoins auprès de locataires Seniors et les résultats ont montré que les souhaits des personnes âgées étaient finalement assez basiques. Par exemple, dans les parties communes, l’important est d’avoir un cheminement suffisamment large avec un revêtement adapté, une signalétique lisible afin que les personnes puissent se repérer plus facilement, un éclairage suffisant, une porte d’entrée pas trop lourde, des boîtes à lettres qui soient accessibles, etc. Nous cherchons vraiment à maintenir l’autonomie de la personne dans son logement et dans son environnement.

À l’intérieur du logement, il s’agit de la douche avec une hauteur la plus basse possible, des barres de maintien dans la douche et dans les toilettes, une prise électrique à hauteur par pièce, de prises de télévision et de téléphone dans la chambre, des mitigeurs dans la salle de bain et la cuisine, des volets roulants motorisés

D’une manière plus générale, comment qualifieriez-vous l’intérêt de ce sujet chez les bailleurs sociaux ?

Le label a une dizaine d’années et il faut savoir que nous laissons 5 ans au bailleur social pour réaliser cette démarche. Donc finalement, 42 organismes qui sont labellisés en 10 ans, , nous permet de dire qu’il y a un intérêt certain de la part des bailleurs sociaux pour ce sujet.

Les organismes HLM s’intéressent de plus en plus au label.pour plusieurs raisons, d’une part parce qu’il y a de plus en plus de seniors dans la population, d’autre part car il faut pouvoir répondre aux demandes des locataires âgés et ensuite parce qu’il y a une forte demande des élus locaux. Ces élus souhaitent développer des alternatives aux Ehpad, très onéreux et qui ne répondent pas nécessairement aux besoins des personnes, ni des territoires. Ensuite, ces établissements sont de plus en plus spécialisés pour des personnes dépendantes.

Enfin, dans les territoires détendus, où l’offre est suffisante par rapport à la demande, avoir des logements adaptés pour les personnes âgées, c’est aussi un produit d’appel pour se différencier. C’est une façon d’attirer les nouveaux locataires sur leur patrimoine.

 

 

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