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La bonne nouvelle :  le taux d’Américains âgés atteints de démence est en baisse. La mauvaise nouvelle : le nombre d’Américains âgés de 85 ans et plus doublera à peu près au cours des 20 prochaines années, donc même avec une baisse de la prévalence des démences chez les personnes âgées, le nombre de personnes atteintes de démence augmentera considérablement, selon l’Université du Michigan.

L’impact sur les personnes atteintes de démence (telle Alzheimer) et les personnes qui s’occupent d’elles est important. Plus de 45 millions de personnes dans le monde souffrent de démence. Son impact économique, y compris les soins non rémunérés fournis par les familles, est estimé à environ 800 milliards de dollars par an, explique Schoeni, professeur à l’Institut de recherche sociale de l’Université du Michigan, département de politique publique et d’économie.

Schoeni, avec Vicki Freedman et Ken Langa, ont dirigé la publication d’un nouveau numéro supplémentaire de Journals of Gerontology qui examine les tendances de la démence à travers les États-Unis. Les études qui y sont présentées apportent de nouvelles preuves sur le fait que les tendances de la démence ont été plus favorables et les raisons de ces tendances.

« La tendance générale favorable semble être liée aux niveaux d’éducation plus élevés chez les Américains âgés d’aujourd’hui » détaille Freedman, un professeur de recherche de l’Institut de recherche sociale de l’Université du Michigan. « Mais des écarts substantiels subsistent entre les groupes plus ou moins éduqués. »

Le supplément de journal – intitulé « Trends in the Prevalence and Incidence of Dementia: Causes, Disparities, and Projections for the Future » – provient d’un atelier de mai 2017 financé par le National Institute on Aging qui visait à mieux comprendre les tendances des démences. Une étude qui examine comment les niveaux d’éducation influencent les années qui devraient être vécues avec des démences.

Les études se penchent également sur l’impact des maladies cardiovasculaires sur la démence. La réduction des maladies cardiovasculaires et d’autres maladies chroniques est essentielle pour la santé des individus et des familles, mais comme ces avantages permettent aux personnes de vivre plus longtemps lorsque la démence est plus fréquente, le nombre de cas de démence peut ne pas diminuer.

«Le moyen le plus efficace de réduire la proportion et le nombre de personnes atteintes de démence est de développer des stratégies de prévention et des traitements qui retarderaient directement l’apparition des démences» explique Langa, professeur à l’Université du Michigan.

Ensemble, les études ont généré un certain nombre de thèmes transversaux. En plus de la baisse globale de la prévalence des démences, les études montrent ce qui suit :

  • certains groupes d’adultes plus âgés aux États-Unis vivent moins d’années avec une démence (telle Alzheimer).
  • Les disparités socio-économiques dans la démence sont importantes et ne diminuent pas.
  • La hausse des niveaux d’éducation explique en partie le déclin de la prévalence des démences, mais davantage de recherches sont nécessaires pour comprendre le rôle des facteurs de risque cardiovasculaires dans les tendances de la démence.
  • La réduction de l’incidence du diabète et de l’hypertension au milieu de la vie augmentera le nombre futur de cas de démence parce que les gens vivront plus longtemps.

 

 

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