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Le vieillissement de la population devient de plus en plus un sujet important en France. Ainsi, en 2018, les Seniors représentent, environ, 25 % de la population française, proportion qui va augmenter dans les prochaines années. Des situations économiques et familiales qui provoquent souvent l’isolement : mobilité des enfants, niveau des retraites…. Pour répondre à cette nouvelle donne, les territoires doivent proposer des infrastructures et des services adaptés. La Poste s’organise pour les accompagner.

En 2017, La Poste crée une filiale « Veiller sur mes parents », dont l’activité est le service à la personne à domicile, porteuse d’une offre du même nom. Interview d’Éric Baudrillard, Directeur de l’offre Veiller sur mes parents

Pouvez-vous nous présenter « Veiller sur mes parents » ?

« Veiller sur mes parents » est un service qui s’adresse à la fois aux personnes âgées, mais aussi à leurs aidants.

C’est un service qui propose des visites de lien social, du facteur, à domicile, qui peuvent avoir lieu de une à six fois par semaine.

C’est aussi un service de téléassistance qui permet aux personnes âgées, qui souhaitent rester à leur domicile, d’être en sécurité et de pouvoir accéder à une plate-forme d’appel en cas de difficulté et notamment en cas de chute.

Ainsi, il s’agit d’un service qui est mixe à la fois des visites à domicile pour lutter contre l’isolement et la téléassistance pour assurer leur sécurité.

Comment cette offre est-elle proposée ?

Cette offre est proposée dans les bureaux de poste, en souscription en ligne, sur le site de laposte.fr et les facteurs, qui le souhaitent, peuvent en faire la promotion lors de leur tournée.

Vous venez de proposer « Veiller sur mes parents » de manière dégroupée, avec d’un côté, les visites du facteur et de l’autre la téléassistance.

Lorsque nous avions lancé l’offre « Veiller sur mes parents », il y a plus d’un an, nous avions couplé la visite des facteurs avec le service de téléassistance.

Nous nous sommes aperçu qu’un nombre important de personnes âgées étaient déjà équipées d’une téléassistance et voulaient simplement souscrire aux visites du facteur.

D’autres personnes ne sont pas équipées de téléassistance et ne souhaitent pas s’équiper tout de suite, mais sont également intéressées par les visites du facteur.

Ainsi, nous avons souhaité donner plus de modularité à notre offre, de façon à pouvoir répondre à ces demandes.

Combien de personnes sont équipées à ce service ?

Actuellement, nous avons plus de 6000 personnes qui utilisent le service « Veiller sur mes parents ».

Etant donné que nous avons découplé les deux offres récemment, il est encore trop tôt pour savoir si les personnes sont davantage intéressées par la téléassistance ou par les visites du facteur.

Y a-t-il un profil type des personnes qui demandent les visites du facteur à domicile ?

Pour les personnes âgées, ce sont des personnes qui ont, en moyenne, 82 ans, plutôt des femmes seules et qui ont moins d’interactions avec l’extérieur.

Du côté des aidants, ce sont souvent les enfants qui habitent généralement un peu loin du domicile de leurs parents et qui cherchent des relais de proximité pour accompagner leurs parents et veiller sur eux, au quotidien.

Est-ce que vous prévoyez, dans les prochaines années, d’ajouter d’autres offres à Veiller sur mes parents ?

Effectivement, nous testons à l’heure actuelle des services, dans nos pilotes, que nous allons pouvoir également proposer.

Notre objectif est de vraiment proposer un ensemble de services et de solutions pour que la personne âgée puisse vivre en sécurité chez elle, le plus longtemps possible.

Nous allons couvrir d’autres besoins du type : aide-ménagère, aide au bricolage et au jardinage, à terme le portage de repas à domicile ou encore le portage de médicaments, etc.

Notre objectif est de proposer une alternative crédible, pendant quelques années, à l’Ehpad.

L’ensemble de ces services sera proposé et réalisé par le Groupe La Poste ?

Nous travaillons sur ses futurs services avec nos filiales dans les services à la personne.

Cependant, nous avons une approche assez ouverte, puisque nos filiales ne sont pas présentes partout sur le territoire. Ainsi, localement, pour couvrir certains besoins, nous aurons besoin d’autres partenaires que nos propres filiales.

 

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