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En 2016, l’espérance de vie à la naissance (définitions) progresse de nouveau, après avoir diminué en 2015. Dans les conditions de mortalité de 2016, une femme vivrait en moyenne 85,4 ans et un homme 79,3 ans. L’espérance de vie des femmes retrouve en 2016 son niveau de 2014 et celle des hommes s’accroît de 0,1 an par rapport à 2014.

L’écart d’espérance de vie entre hommes et femmes continue de se réduire : il était de 7,9 ans en 1996, de 7,1 ans en 2006 ; il est de 6,1 ans en 2016. Il reste toutefois important par rapport à d’autres pays européens. Aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, à Chypre et en Suède, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes est de 4 ans en 2014 (6,2 ans pour la France en 2014). À l’inverse, environ 10 ans d’espérance de vie séparent les hommes et les femmes dans les trois pays baltes. En 2014, pour les femmes, l’espérance de vie à la naissance est la plus élevée en Espagne et en Italie (86 ans) ; pour les hommes, elle culmine en Italie et à Chypre (81 ans).

L’espérance de vie à 60 ans progresse à nouveau, après avoir elle aussi diminué en 2015 : dans les conditions de mortalité de 2016, un homme de 60 ans peut espérer vivre encore 23,2 ans en moyenne, soit 0,1 an de plus qu’en 2014. L’espérance de vie à 60 ans pour les femmes est de 27,6 ans, inférieure de 0,1 an à celle de 2014.

La population française continue de vieillir.

Au 1er janvier 2017, les personnes de 65 ans ou plus représentent 19,2 % de la population, soit trois points de plus que dix ans auparavant et quatre points de plus que vingt ans plus tôt. Toutefois, la proportion des 65 ans ou plus est légèrement plus faible que la moyenne européenne : 18,9 % au 1er janvier 2015 au sein de l’UE, contre 18,4 % en France à la même date. L’Italie est le pays où le poids des seniors est le plus élevé (21,7 %) ; l’Irlande est celui où il est le plus faible (13,0 %)

Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1957

1,93 enfant par femme en 2016 : la fécondité baisse

En 2016, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,93 enfant par femme. Il était de 1,96 en 2015 et de 2,00 en 2014. Ces deux années de baisse font suite à huit années de relative stabilité. En 2006, l’ICF était de 2,00 enfants par femme et a ensuite oscillé autour de ce chiffre jusqu’en 2014.
La baisse récente de la fécondité est plus marquée chez les femmes âgées de 25 à 29 ans.

Leur taux de fécondité (définitions) a nettement diminué depuis 2014. À cette date, 100 femmes de ces âges ont 12,3 enfants ; elles en ont 11,9 en 2015, puis 11,5 en 2016. Ce mouvement de baisse, qui a démarré pour cette tranche d’âges dans les années 2000, s’est ainsi accentué sur les deux dernières années.

La fécondité des femmes plus jeunes (15 à 24 ans), stable entre 2000 et 2010 environ, oursuit sa tendance à la baisse, mais moins fortement que chez les 25-29 ans. Leur taux de fécondité est passé de 2,7 enfants pour 100 femmes en 2015 à 2,6 en 2016. La fécondité des femmes de 30 à 34 ans s’est stabilisée à 12,9 enfants pour 100 femmes en 2016.

Au-delà de 35 ans, la fécondité qui n’avait cessé de progresser depuis le début des années 1980, se stabilise depuis 2014.

En France, la fécondité reste malgré tout globalement élevée. En 2014, la France est, avec l’Irlande, le pays de l’UE où la fécondité est la plus élevée. À cette date, l’ICF de la France est de 2,00 et celui de l’Irlande de 1,94 enfant par femme. Suivent la Suède (ICF de 1,88) et le Royaume-Uni (ICF de 1,81). En 2014, le Portugal a la fécondité la plus faible de l’UE avec 1,23 enfant par femme.

En 2016, l’âge moyen à la maternité se stabilise à 30,4 ans ; il a progressé de 0,7 an depuis 2006.

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2554860?sommaire=1912926

 

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