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À l’époque où le premier Baromètre OCIRP avait été publié, les politiques publiques avaient pris du retard dans ce domaine, retard qu’elles s’appliquent désormais à combler. Par voie de conséquence, les résultats de l’année 2015 portent la marque de cette volonté, enregistrent des progrès en termes de prise de conscience et de besoins exprimés. Ce qui est logique, après tout : les Français, à mesure qu’ils avancent en âge, gagnent en maturité.

Les Français restent mal informés sur le coût réel de la perte d’autonomie, en dépit des débats publics de ces dernières années, même si leur connaissance du sujet progresse lentement, depuis 2012. Encore faut-il préciser que les répondants qui pensent connaître le coût de la perte d’autonomie le sous-estiment fréquemment. Il est vrai que les modalités de financement sont complexes et que le coût de la perte d’autonomie est peu lisible et variable sur le territoire. En tout état de cause, les Français semblent peu préparés à la hausse de la charge pesant sur les familles en cas de perte d’autonomie. L’information sur le coût réel et sur le reste à charge doit être développée.

Le maintien à domicile est, depuis 2007, plébiscité par environ 80 % des Français lorsqu’il s’agit d’envisager l’aide à apporter à un proche. Il s’agit d’une tendance lourde du Baromètre Autonomie OCIRP, confirmée en 2015. Cette préférence existe chez toutes les populations interrogées. Le soutien au domicile est une dimension essentielle du bien vieillir. Il est lié à l’aide aux aidants, au développement de l’aide professionnelle à domicile, à l’adaptation des logements et à la diffusion des usages des objets connectés. Il est à noter que l’aide financière est plus importante pour les Français que le placement en établissement spécialisé. Pourtant, le maintien à domicile n’est pas toujours possible, ni souhaitable.

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