Astrid Parmentier est cofondatrice de Tom & Josette. Pour AgeEconomie.com, elle raconte l’objectif de cette cohabitation entre tous-petits et personnes âgées.

Pouvez-vous nous présenter Tom&Josette ?

Tom&Josette est le premier réseau de micro-crèches intergénérationnelles hébergées au sein d’EHPAD et de résidences seniors. Nos crèches peuvent accueillir 10 enfants encadrés par 3 professionnels de la petite enfance, sur un espace de 100m2.

En quoi, vos crèches sont-elles différentes ?

Nous voulons permettre aux enfants de grandir dans un environnement bienveillant et tolérant de la différence. Nous souhaitons offrir aux enfants des crèches Tom&Josette la richesse du lien intergénérationnel !

Qu’apporte votre projet pédagogique intergénérationnel d’inspiration Montessori ?

Enfants et résidents se rencontrent régulièrement autour d’activités intergénérationnelles : goûter partager, lecture de contes, ateliers pâtisserie, potager. Le projet pédagogique est mis en place par mon associée Pauline Faivre, psychologue.

Quels sont les bénéfices de vos crèches, pour les établissements qui peuvent les accueillir ?

Notre ambition est de répondre à trois enjeux des établissements pour personnes âgées :

– La réinsertion dans le tissu social local (l’établissement devient un lieu de vie, un lieu de passage)

– Le bien-être des résidents avec la création de liens intergénérationnels forts

– La fidélisation de leur personnel avec la possibilité de réserver des places en crèche pour leur personnel

Nous voulons changer le regard porté sur le vieillissement grâce aux tout-petits : à 2 ans, on n’a pas peur des personnes âgées !

Quels sont les retours des parents et des Seniors ?

Ils sont très enthousiastes !
Côté parents , un constat simple : il manque 350000 places en crèche. La crèche est le mode de garde préféré des Français et le projet intergénérationnel séduit beaucoup !

Côté seniors, ils sont replacés dans une démarche de transmission qui redonne un sens aux dernières années de la vie. Il existe des initiatives similaires, notamment dans l’EHPAD Péan à Paris où la psychologue Elodie Masanet note que « En réactivant la relation de transmission, on donne un sentiment d’utilité aux résidents. Le personnel, lui, profite d’un cadre de travail plus vivant. »

 

 

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