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Le Groupe Oui Care, acteur majeur dans l’accompagnement et le soutien des Seniors a publié les résultats de son étude « Nouveaux seniors, nouveaux besoins ? »

D’après le Groupe Oui Care, le « vieillissement massif de la population ne constitue pas un micro-phénomène qu’il s’agirait de traiter en vase clos, mais bien une évolution notable de notre société qui va produire des effets dans tous les domaines de la vie« .

« A la lumière de ce contexte démographico-social, il apparaît tout à fait essentiel de s’intéresser aux nouvelles générations de seniors qui arrivent, ces fameux babyboomers, les “bien-nés” comme on peut entendre, souvent décriés comme insouciants, consuméristes, mais aussi casseurs de codes. Au delà des clichés, il est crucial pour le groupe Oui Care de mieux comprendre les attentes et les besoins de ces “nouveaux vieux” afin de proposer des offres de services adaptées et former en ce sens les professionnels à domicile« .

C’est ce que Oui Care a voulu savoir en lançant une étude inédite sur les seniors baby boomers (54- 74 ans) et leurs enfants (30- 50 ans) autours de plusieurs questions :

1 Existe-t-il un événement particulier dans la vie qui fait prendre conscience de son propre vieillissement ?
2 La vieillesse peut-elle être considérée comme la plus belle période de la vie ?
3 La perte d’autonomie fait-elle partie de leurs préoccupations ?
4 Quelles sont leurs postes de dépenses prioritaires dans l’éventualité d’une perte d’autonomie ?
5 Comment s’organisera la solidarité vis-à-vis des aînés les plus fragiles ?

Dans cette article, nous nous intéressons à deux de ces questions. L’ensemble du rapport peut être téléchargé.

La vieillesse peut-elle être considérée comme la plus belle période de la vie ?

C’est en effet ce que tendent à indiquer les résultats de l’étude : près de 90 % des baby-boomers interrogés déclarent bien vivre et assumer leur âge malgré la perception de certaines limitations pour faire ce qu’ils ont envie de faire, présente chez 42% des 54-74 ans.

Un âge assumé malgré la perception de limitations

Un âge assumé et bien vécu pour la grande majorité des baby-boomers ne signifie pas pour autant que ces derniers ne perçoivent pas les effets du temps sur eux. Près de la moitié d’entre eux se sentent parfois limités du fait de leur âge (42%), mais ces limitations n’entravent pas leur pouvoir d’action. Il s’agit de limitations touchant des aspects secondaires comme le fait de porter des choses lourdes ou de pratiquer des activités plus physiques comme jardiner. Ces limitations, finalement, ne vont pas induire de sentiments de privation ou de perte qui impacteraient de manière majeure l’identité même des personnes.

Une vision plutôt positive de l’avancée en âge et de la vieillesse

Un âge assumé et bien vécu pour la grande majorité des baby-boomers qui voient en premier lieu des atouts dans le fait de vieillir. Pour 91% et 87% d’entre eux, vieillir c’est avant tout … :

• Profiter de la vie avec en arrière fond le surplus de liberté et l’absence de contrainte ;

• Transmettre son expérience et son histoire aux générations futures.

La perte d’autonomie fait-elle partie de leurs préoccupations ?

L’étude montre que les baby-boomers manifestent, globalement, une certaine ambivalence par rapport à l’anticipation d’une éventuelle perte d’autonomie.

Une conscience du risque

Ils sont conscients assurément que cela pourrait leur arriver : 87% déclarent avoir déjà pensé au fait qu’un jour ils pourraient perdre leurs capacités et devenir dépendants ; 40% indiquent même y avoir pensé souvent.

La peur de ne plus être en capacité de décider pour eux-mêmes

Leur principale crainte en vieillissant est de “perdre leurs capacités mentales”, davantage encore que “ne plus pouvoir se déplacer” ou “la perte de mémoire”. C’est vraiment le fait de ne plus être en capacité de décider pour eux-même, en pleine conscience de soi, qui est source de préoccupation.

La vieillesse, ça se prépare ! 8 baby-boomers sur 10 (78%) sont d’accord avec cette idée. Néanmoins, lorsqu’on regarde les résultats plus en détail, on constate que :

  • Seuls ¼ des baby-boomers sont convaincus que la vieillesse est une période de la vie qui doit se préparer.
  • 58% ne seraient pas assurés de prendre en compte des difficultés futures de mobilité dans le cadre d’un achat immobilier ou de travaux à réaliser au sein de leur logement.
  • Utiliser son patrimoine financier pour s’offrir un confort de vie au quotidien est perçu comme aussi prioritaire pour anticiper une situation de dépendance que le conserver en cas d’imprévus (à 83%) ; et cela passe bien avant le fait d’aménager son logement (65%).
  • Un tiers des individus refuseraient de financer une aide professionnelle à domicile juste parce qu’ils ne veulent pas penser à cette éventualité (31%) ; 9% considèrent même qu’ils n’en auront jamais besoin.

 

 

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